Libération intégrale

Le mot libération évoque beaucoup de choses, par exemple :

  • On libère un animal qui est en cage ;

  • On libère les esclaves de leur maître ;

  • On libère les énergies cachées dans la nature.

 

En ce qui concerne les hommes et les femmes de notre époque, il existe encore des esclaves physiques et des esclaves psychologiques. Certains pays, comme l’Arabie Saoudite ou la Mauritanie, ont encore des esclaves physiques. Mais il y a surtout des esclaves psychologiques. Victimes de la propagande, de certaines idéologies, souvent, ils ne sont même pas conscients de leur condition. Nous sommes parfois victimes de mauvaises habitudes qui créent en nous un esclavage moral. Tous ces esclavages, physiques, psychologiques ou moraux, doivent être combattus. Parmi les esclaves physiques, il n’existe qu’une révolution qui ait abouti : celle des esclaves haïtiens qui ont vaincu les troupes de Napoléon. Spartacus avait essayé lui aussi de libérer ses compagnons : ils ont tous péri.

Sans le savoir, nous subissons un matraquage publicitaire qui nous rend esclaves de certaines marques. Exemple : les collégiens ne veulent pas aller aux cours, s’ils n’ont pas des souliers de telle ou telle marque, des smartphones de telle ou telle marque, etc.

Quand notre règle de vie demande aux spiritains de participer à la libération intégrale de l’homme, cela nous demande d’abord de nous libérer nous-mêmes afin de mieux aider les autres à se libérer. Cela veut dire aussi les aider à ouvrir leurs yeux pour qu’ils puissent comprendre les racines de leur enchaînement.

On voit comment la libération totale est liée aux deux autres sujets : justice et paix et intégrité de la création, puis le développement qui permet de profiter de tout ce que la nature nous offre et développer l’esprit et les ressources de l’homme pour sortir de la misère.

Patrick Vilaire, artiste haïtien

Prisonnier dans sa cellule

Photo : Jean-Michel Gelmetti